Combien coûtent vraiment les billets enfant avec les compagnies aériennes ?

25 octobre 2025

Un siège réservé à un enfant de deux ans peut coûter 90 % du tarif adulte sur certaines compagnies, alors qu’ailleurs, un billet gratuit est proposé jusqu’à l’âge de deux ans, sans droit à une place attitrée. Les règles de tarification varient sensiblement d’un transporteur à l’autre, tout comme les conditions d’accès aux services spéciaux, repas ou bagages.Des frais supplémentaires s’appliquent parfois pour un simple berceau ou l’accompagnement d’un mineur non accompagné. Les réductions ne sont ni systématiques, ni uniformes, et les options disponibles dépendent souvent de la destination, de la classe de voyage ou du statut de fidélité.

Tarifs enfants : panorama des politiques selon les compagnies aériennes

Dans le secteur du transport aérien, impossible de parler de règles universelles : chaque compagnie aérienne pose ses propres jalons pour la tarification des enfants. Le tarif enfant varie selon l’âge, le type de billet et la destination choisie. Par exemple, chez Air France, un bébé voyageant sur les genoux paie souvent 10 % du prix adulte. Si l’on souhaite un siège dédié pour un bambin de moins de deux ans, la facture grimpe à environ 75 % du plein tarif. Entre deux et douze ans, la réduction reste marquée pour les vols internationaux (environ 75 % du prix adulte), mais sur les vols intérieurs ou européens, elle fond rapidement.

Lufthansa adopte une politique assez semblable à celle d’autres compagnies historiques : le billet avion bébé sans siège réservé atteint 10 % du tarif adulte. British Airways applique aussi des tarifs dégressifs, mais la gratuité s’arrête pour les tout-petits qui n’occupent pas de siège. Du côté d’Iberia ou Vueling, la stratégie évolue au gré des promotions ou de la politique commerciale du moment.

Les compagnies low cost (Ryanair, EasyJet, Wizz Air, Volotea) affichent d’autres codes : un montant fixe pour les bébés sur les genoux, aucune réduction pour ceux qui disposent d’un siège. Chez Ryanair, il n’est pas rare que le tarif enfant égale, voire dépasse, celui d’un adulte sur les routes très sollicitées.

Face à cette mosaïque de pratiques, lire attentivement les conditions tarifaires de chaque transporteur devient indispensable. Avant de réserver, prenez le temps de comparer les offres des différentes compagnies aériennes enfants. L’écart de prix et de services peut déconcerter : sur une même destination, le billet avion bébé peut coûter du simple au triple selon la compagnie retenue.

Quelles réductions et quels frais prévoir pour voyager avec un enfant ?

Les réductions et frais annexes liés au voyage d’un enfant changent du tout au tout selon la compagnie. Avant d’acheter un billet avion, il convient de se pencher sur la politique bagages, la possibilité d’emmener une poussette gratuitement, ou le montant facturé pour un siège auto ou un berceau. Air France et Lufthansa autorisent généralement l’enfant à emporter un bagage cabine enfant égal à celui d’un adulte, en plus d’une poussette en soute sans supplément. Transavia, elle, applique aux enfants les mêmes règles pour le bagage cabine que pour les adultes, alors que la franchise bagage enregistré fluctue selon le tarif sélectionné.

Chez les low cost, comme Ryanair, EasyJet ou Wizz Air, la logique se fragmente : poussette ou siège auto bébé sont souvent acceptés sans frais, mais chaque bagage, en cabine ou en soute, est facturé à part. Un billet enfant peut sembler attractif au premier regard, mais gare aux frais cachés pour les services complémentaires. Par exemple, Ryanair permet d’emporter deux équipements bébé gratuitement, mais le bagage cabine de l’enfant reste payant.

Services et équipements spécifiques

Voici ce que les compagnies mettent généralement à disposition pour les plus jeunes voyageurs :

  • La plupart des compagnies classiques incluent, sans surcoût, le transport de la poussette siège auto ou du lit d’enfant.
  • Les low cost restreignent parfois cette gratuité à un seul équipement par enfant.
  • La réservation d’un siège auto ou d’un berceau nécessite le plus souvent d’anticiper et de vérifier la disponibilité.
  • Certaines compagnies proposent des menus enfants ou des services dédiés à bord, notamment sur les vols long-courriers.

Le niveau de service et la nature des équipements modifient sensiblement le budget nécessaire pour un voyage en famille. Avant de valider un billet enfant, passez au crible les règles sur les bagages, la poussette ou le siège auto. Les tarifs affichés ne révèlent pas toujours la dépense finale à prévoir.

Enfants non accompagnés, bébés sur les genoux : quelles règles spécifiques s’appliquent ?

Voyager avec un jeune enfant, c’est comme ouvrir une nouvelle boîte de règlementations : chaque compagnie fixe ses critères pour le service mineurs accompagnés et la gestion des bébés sur les genoux. Les transporteurs distinguent clairement les âges : bébé (moins de 2 ans), enfant (2 à 12 ans), adolescent.

Pour les bébés sur les genoux, la pratique dominante reste la même : un adulte peut garder un bébé sur ses genoux, moyennant un billet spécifique facturé entre 10 % et 20 % du tarif adulte. Sans siège réservé, l’enfant dispose d’une ceinture spéciale fournie par l’équipage. Certaines compagnies, comme Air France ou Lufthansa, autorisent la réservation d’un siège auto harnais homologué, en fonction des disponibilités et contre supplément. À noter : le billet avion bébé n’inclut qu’une franchise bagage réduite.

Pour le service mineurs non accompagnés (UM), la prudence est de rigueur. Air France, Iberia, British Airways imposent une assistance obligatoire pour les enfants voyageant seuls entre 4 et 11 ans, moyennant un surcoût. Chez Ryanair, Wizz Air ou EasyJet, ce service n’existe tout simplement pas : un enfant de moins de 16 ans doit impérativement voyager avec un adulte, sous peine de refus d’embarquement.

Chaque compagnie aérienne réclame ses propres documents : carte d’identité, passeport, parfois une autorisation parentale pour quitter le territoire. Avant toute réservation, vérifiez scrupuleusement les exigences, qui changent selon la destination, le type de vol et les règles internes de la compagnie.

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Conseils pratiques pour un vol serein en famille

Préparation et réservation : les réflexes à adopter

Quelques habitudes à prendre pour organiser au mieux son voyage en avion avec un enfant :

  • Réserver en avance : les sièges adaptés aux familles, comme les rangées avant ou certains sièges enfants, partent vite, notamment chez Air France, Lufthansa ou British Airways. L’anticipation permet d’obtenir un tarif enfant intéressant.
  • Penser au choix du siège : pour un bébé, privilégier la nacelle ou l’option d’un siège auto homologué. De nombreuses compagnies acceptent la poussette jusqu’à la porte d’embarquement, mais mieux vaut vérifier la politique bagage en amont lors de l’achat du billet avion.

Pendant le vol : confort, sécurité et organisation

Pour un trajet plus confortable avec un jeune enfant, quelques astuces s’imposent :

  • Soigner la préparation du bagage cabine : couches, lingettes, vêtements de secours, snacks adaptés, jouets silencieux, et une gourde vide à remplir après le contrôle. Un bagage à main spécifique permet de faire face à toutes les surprises.
  • Opter pour les créneaux calmes : sur les longs trajets, un vol du soir ou de nuit aide à respecter le rythme de l’enfant et limite les risques de fatigue excessive ou de pleurs.
  • Prévenir l’équipage dès l’embarquement : signalez la présence d’enfants. Certaines compagnies offrent un kit d’accueil ou un service particulier pour les familles.

La gestion du siège auto ou du lit d’enfant doit s’anticiper : chaque compagnie a ses propres normes. Contrôlez les dimensions, l’homologation et les éventuels frais. Voyager sereinement avec un enfant repose avant tout sur une organisation méticuleuse. Celui qui prévoit chaque étape, de l’achat du billet enfant aux démarches d’embarquement, se donne toutes les chances de vivre un vol sans mauvaise surprise, même à dix mille mètres du sol.

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